Temps d’écran chez les enfants : pourquoi les jeunes enfants ont besoin de moins de stimuli et de plus de monde réel

Les jeunes enfants n’ont pas besoin de plus de stimuli, mais de plus de lien, de calme et de monde réel. Découvrez ce que les études disent de l’influence des écrans sur l’attention, le langage, le sommeil et le développement – et quelles alternatives sans écran peuvent accompagner le quotidien des enfants de manière plus judicieuse.

Dans un monde rempli d’écrans, on s’habitue vite à ce que le smartphone, la tablette ou la télévision fassent tout simplement partie du quotidien. Une vidéo « juste un instant », un écran dans la voiture, un petit film pendant que l’on cuisine. Pour de nombreuses familles, cela est devenu tout à fait normal.

Et pourtant, de plus en plus de parents se posent une question importante : quelle influence les écrans ont-ils sur le développement de leur enfant ?

Les études montrent qu’un temps d’écran excessif dans la petite enfance peut être associé à des difficultés dans des domaines particulièrement importants pour les jeunes enfants : l’attention, le développement du langage, le sommeil et l’autorégulation – surtout lorsque les écrans remplacent les conversations, le mouvement, la proximité et le jeu libre (Madigan et al., 2019 ; World Health Organization [WHO], 2019).

Les jeunes enfants se développent avant tout dans la relation

Les premières années de vie sont la période durant laquelle les enfants découvrent le monde avant tout par le contact avec d’autres personnes. Ils entendent la voix de leurs parents, observent les visages, réagissent aux gestes, apprennent à lire les émotions et trouvent de la sécurité dans les moments qui se répètent.

C’est précisément dans ces situations du quotidien que se construisent les bases de la concentration, du langage et du développement émotionnel. Un écran peut montrer des images et diffuser des sons, mais il ne répond pas comme un être humain. Il ne remplace ni les rires partagés, ni la proximité, ni cette petite pause dans une conversation où l’enfant comprend : je suis vu, je suis entendu, je ne suis pas seul.

L’American Academy of Pediatrics souligne que les jeunes enfants apprennent le mieux par la relation et le contact direct avec les adultes – et non par une consommation passive des médias (American Academy of Pediatrics, 2016).

Écrans et attention chez les enfants

L’attention des jeunes enfants se développe progressivement. Les enfants apprennent à s’impliquer dans une chose, à l’observer plus longtemps, à revenir au jeu et à gérer les distractions. Pour cela, ils ont besoin de calme.

Mère et fille jouent joyeusement avec des jouets en bois
La famille regarde fixement les écrans au lieu de passer du temps ensemble

Cependant, de nombreuses offres sur écran fonctionnent exactement à l’inverse : elles changent rapidement, clignotent, attirent immédiatement le regard et récompensent instantanément. Pour un jeune cerveau, c’est un environnement de stimulation très intense. Les études suggèrent qu’une utilisation plus importante des écrans dans la petite enfance peut être associée à des difficultés à développer une concentration calme et durable, ainsi qu’à des schémas attentionnels moins favorables (Gillioz et al., 2025 ; Mallawaarachchi et al., 2024).

C’est important, car c’est précisément cette concentration calme dont un enfant aura plus tard besoin pour écouter, regarder des livres, construire, dessiner et jouer d’une manière qui fait grandir l’imagination.

Un écran ne prend pas seulement du temps

Lorsqu’il est question de temps d’écran, nous regardons souvent d’abord le nombre de minutes. Mais une question est au moins tout aussi importante : qu’est-ce qui n’a pas lieu pendant ce temps ?

Car un écran ne prend pas seulement du temps. Parfois, il prend la place d’une conversation. Parfois celle d’une lecture partagée. Parfois d’une promenade, d’un jeu au sol, d’un moment d’écoute, d’observation ou d’invention d’histoires.

Or ce sont précisément ces moments simples qui composent l’enfance. Et c’est exactement là que le langage se développe.

Une étude très intéressante a montré qu’un temps d’écran plus élevé chez les enfants de 12 à 36 mois était associé à moins de mots entendus de la part des adultes, moins de vocalisations de l’enfant et moins d’échanges conversationnels entre l’enfant et la personne de référence (Brushe et al., 2024).

En termes simples : plus il y a d’écran, moins il y a de vrai langage. Et pour les jeunes enfants, cet échange linguistique authentique est l’un des moteurs les plus importants du développement.

Quand l’écran devient un moyen rapide de calmer l’enfant

<p>De nombreux parents connaissent cette situation : l’enfant est fatigué, grognon ou surexcité – et la tablette ou le téléphone aide immédiatement. Pendant un moment, le calme revient. C’est compréhensible et humain.</p><p>La situation devient plus délicate lorsque l’écran devient trop souvent le principal outil pour réguler les émotions. Car l’enfant a alors moins d’occasions d’apprendre à supporter la frustration avec le soutien d’un adulte et de développer peu à peu ses propres stratégies.</p><p>Une étude publiée en 2024 a montré qu’une utilisation plus fréquente de la tablette à l’âge de 3,5 ans était associée, un an plus tard, à <strong>davantage de colère et de frustration</strong>. En même temps, une frustration plus forte était à son tour associée à une utilisation plus fréquente de la tablette – ce qui suggère un possible cercle vicieux (Fitzpatrick et al., 2024).</p><p>Un écran peut soulager à court terme. Mais il ne favorise pas automatiquement les compétences dont les enfants ont réellement besoin à long terme.</p>

Écrans et sommeil chez les enfants

Le sommeil est extrêmement important pour le développement du cerveau de l’enfant. Pendant le sommeil, les impressions sont traitées, les souvenirs se consolident et les émotions se régulent. Il vaut donc la peine d’observer aussi le lien entre les écrans et le sommeil.

Les études montrent qu’une utilisation plus importante des écrans chez les enfants est souvent associée à une moins bonne qualité de sommeil, un sommeil plus court ou davantage de difficultés à s’endormir (Gomes et al., 2024). Il existe également des indications expérimentales selon lesquelles réduire le temps d’écran avant le coucher peut avoir des effets positifs (Pickard et al., 2024).

C’est une observation très pratique pour les familles : le soir, en particulier, mérite d’être protégé. Un livre, une conversation calme, un moment de câlin ou l’écoute d’une histoire font souvent plus de bien aux enfants que des images rapides juste avant le coucher.

Dans de nombreuses familles, les rituels du soir avec des sons fonctionnent donc particulièrement bien : une histoire calme, une berceuse, une musique douce ou la voix enregistrée d’une personne familière. Cette forme d’écoute ne surcharge pas davantage les enfants avec des stimuli visuels et peut aider à créer une transition douce entre la journée active et le repos.

C’est pourquoi de nombreux parents recherchent des solutions audio simples sans écran, qui permettent aux enfants d’écouter de manière autonome – mais plus calmement. Des appareils comme hörbert s’intègrent bien dans de tels rituels, surtout lorsque les parents accordent de l’importance à la musique, aux histoires et à la proximité, sans surcharge visuelle supplémentaire.

Pas seulement moins de temps d’écran, mais aussi une utilisation plus réfléchie

Toutes les formes d’utilisation des écrans ne se valent pas. Un bref appel vidéo avec grand-mère est très différent du fait de regarder seul, pendant des heures, des contenus rapides. Regarder quelque chose avec un adulte se distingue aussi nettement d’une consommation passive.

C’est pourquoi de plus en plus de revues scientifiques soulignent que ce n’est pas seulement le temps d’écran en lui-même qui compte, mais aussi le type de contenu, la situation et l’accompagnement par les adultes (Mallawaarachchi et al., 2024).

Il ne s’agit donc pas d’avoir peur de la technologie. Il s’agit de veiller à ce que l’écran ne prenne pas la place dont les jeunes enfants ont besoin pour faire de vraies expériences.

Que recommandent les spécialistes ?

L’Organisation mondiale de la Santé recommande que les enfants de moins de 1 an n’aient aucun temps d’écran passif. Pour les enfants de 2 à 4 ans, ce temps devrait être limité à une heure maximum par jour – et moins il y en a, mieux c’est (WHO, 2019).

L’American Academy of Pediatrics rappelle également que, dans la petite enfance, ce sont avant tout les relations, le jeu, le sommeil, le mouvement et les expériences partagées avec les adultes qui comptent (American Academy of Pediatrics, 2016).

Que proposer à la place des écrans ?

Les jeunes enfants n’ont pas besoin de plus de stimuli. Ils ont besoin de plus de monde réel.

Ils ont besoin de conversations, de proximité, d’histoires, de chansons, de prévisibilité, d’ennui dont le jeu peut naître, et de temps pour leur propre imagination. Ils ont besoin d’expériences calmes qui ne les submergent pas d’images, mais qui laissent de la place au vécu et à la concentration.

C’est précisément pourquoi les moments où un enfant peut écouter, jouer et construire son propre monde intérieur sont si précieux. Le son agit autrement qu’un écran : il ne fournit pas tout déjà prêt, n’impose pas d’images et n’accélère pas l’expérience de la même manière. Il laisse de la place aux propres représentations, aux émotions et à l’imagination de l’enfant.

C’est pourquoi de nombreux parents recherchent aujourd’hui des alternatives aux écrans, permettant aux enfants d’écouter de la musique et des histoires sans stimulation visuelle supplémentaire. Les solutions audio sans écran – comme hörbert – peuvent aider à créer des rituels du quotidien plus calmes et à donner aux enfants accès à des contenus que les parents choisissent consciemment, au lieu de les exposer à des vidéos aléatoires et à des stimuli toujours nouveaux.

Il ne s’agit pas de rejeter la technologie de manière générale. Il s’agit plutôt de choisir des outils qui soutiennent l’enfance au lieu de la recouvrir. Lorsqu’un enfant peut écouter ses chansons préférées, des histoires audio ou la voix d’une personne familière sans regarder un écran, quelque chose de précieux se crée : plus d’espace pour la concentration, le jeu et son propre vécu intérieur.

Deux sœurs jouent dehors à côté du haut-parleur hörbert

Réduire le temps d’écran – sans pression et sans disputes

Pour de nombreuses familles, le plus grand défi n’est pas le savoir sur le temps d’écran, mais le quotidien lui-même. La fatigue, le manque de temps, les tâches ménagères, les trajets, les journées difficiles. C’est pourquoi il est souvent plus utile de trouver de petites étapes réalisables plutôt que d’établir des règles parfaites.

Il peut être utile de créer quelques moments fixes sans écran dans la vie quotidienne – par exemple pendant les repas, avant le coucher, après la crèche ou le jardin d’enfants, ou le matin après le réveil. Il fonctionne souvent aussi très bien d’avoir des alternatives simples à portée de main : des livres, de la musique, des histoires audio, de petits rituels d’écoute ou des enregistrements personnels.

De nombreuses familles remarquent qu’il devient plus facile de réduire le temps d’écran lorsque les enfants ont un accès simple à des histoires et de la musique sans écran. Renoncer à la tablette ou au téléphone n’est alors plus seulement une privation, mais devient une véritable alternative. C’est précisément là que des solutions comme hörbert peuvent être utiles : les enfants peuvent écouter de manière autonome, tandis que les parents gardent davantage d’influence sur ce qui est écouté et sur la manière dont cela l’est.

Il ne s’agit pas d’être des parents parfaits. Il s’agit d’un quotidien dans lequel l’écran ne devient pas le décor permanent de l’enfance.

Bibliographie

American Academy of Pediatrics. (2016). Media and young minds. Pediatrics, 138(5), e20162591.

Brushe, M. E., et al. (2024). Screen time and parent-child talk when children are aged 12 to 36 months. JAMA Pediatrics.

Fitzpatrick, C., et al. (2024). Early-childhood tablet use and outbursts of anger. JAMA Pediatrics.

Gillioz, E., et al. (2025). The effects of screen habits on attentional skills and prosocial behaviors in toddlers. Scientific Reports, 15, Article 29359.

Gomes, K., et al. (2024). Screen time and sleep in children: A systematic review.

Madigan, S., Browne, D., Racine, N., Mori, C., & Tough, S. (2019). Association between screen time and children’s performance on a developmental screening test. JAMA Pediatrics, 173(3), 244–250.

Mallawaarachchi, S., et al. (2024). Early childhood screen use contexts and cognitive and psychosocial outcomes: A systematic review and meta-analysis. JAMA Pediatrics.

Pickard, H., et al. (2024). Toddler screen use before bed and its effect on sleep and attention: A randomized clinical trial.

Takahashi, I., et al. (2023). Screen time at age 1 year and communication and problem-solving developmental delay at ages 2 and 4 years. JAMA Pediatrics.

World Health Organization. (2019). Guidelines on physical activity, sedentary behaviour and sleep for children under 5 years of age. World Health Organization.